Scrutin n° 8936XVIIe législature, 21 octobre 2026Scrutin public ordinaire
l'amendement n° 45 de Mme Runel après l'article 5 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (première lecture).
Résultat officiel
Annonce : L'Assemblée nationale n'a pas adopté. Règle : Majorité absolue des suffrages exprimés
« Sans position enregistrée » compte les députés en exercice ce jour-là qui ne figurent sur aucune liste du scrutin. Cela ne prouve pas une absence : la liste des noms est plus bas.
- Votants
- 13723,9 % des députés en exercice
- Suffrages exprimés
- 135
- Majorité requise
- 68
- Députés en exercice
- 574
Ce qui était voté
Un amendement propose de modifier le texte en discussion. Voter pour, c’est vouloir l’intégrer au texte ; voter contre, c’est le refuser. Ce vote ne dit pas, à lui seul, ce que le député pense de l’ensemble du texte.
Amendement n° 45
- Insère des dispositions après : Article 5
- Déposé par : Mme Runel, Mme Battistel, Mme Allemand, M. Aviragnet et 65 autres
Exposé sommaire, rédigé par les auteurs de l’amendement
Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à augmenter fortement le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs des classes populaires et moyennes par une baisse ciblée de la CSG ; tout en compensant à l’euro près cette augmentation par une plus forte fiscalité sur les très gros héritages et une fiscalisation des plus-values latentes.
Le premier objectif de cet amendement est d’augmenter massivement le pouvoir d'achat des travailleurs.
Lire la suite de l’exposé sommaire
Le travail ne paie plus, et les travailleuses et travailleurs ont perdu espoir que l’avenir leur réserve un sort meilleur.
Il ne s'agit pas seulement d'une impression puisque : entre 2020 et 2023, le nombre de travailleurs pauvres a augmenté entre 200 000 et 400 000 (INSEE), selon le seuil de pauvreté retenu.
Autrement dit, de plus en plus de Françaises et Français ne vivent plus de leur travail : ils en survivent.
Conséquence : en 2025, 22 % des personnes accompagnées par les banques alimentaires avaient un emploi, soit une progression de 5 points par rapport à 2022 et 13,5 % de la population étaient en situation de privation matérielle et sociale, soit une progression de 2 points par rapport à 2020 (INSEE).
Cette situation traduit plus largement un décrochage entre le travail et l’amélioration des conditions de vie.
Alors que le pouvoir d’achat progressait fortement pendant les Trente Glorieuses, sa progression n’atteint plus que 0,8 % par an en moyenne depuis 2009.
À ce rythme, il faut désormais 84 ans pour doubler son niveau de vie, contre 15 ans environ pendant les Trente Glorieuses.
Cette régression du pouvoir d’achat des travailleurs s’est accrue sous les deux quinquennats d’Emmanuel Macron.
Lors de sa déclaration de candidature pour l’élection présidentielle de 2017, ce dernier avait déclaré : chacun doit pouvoir « vivre de son travail dans la dignité ».
Or, entre le premier trimestre 2017 et le troisième trimestre 2025, le salaire moyen par tête dans le secteur privé a progressé de 22 % en valeur, contre 24 % pour les prix.
Cette perte de pouvoir d’achat se ressent particulièrement dans la hausse du prix des biens de consommation essentiels.
Entre 2017 et 2023, les prix ont ainsi augmenté de 15 % pour le logement et l’alimentation, de 18 % pour les transports et de 50 % pour l’énergie.
Cette perte de pouvoir d’achat se ressent surtout sur les carburants : en septembre 2026, leurs prix dépassaient les records de 2022.
Depuis 2017, le gazole a augmenté de 106 % et l’essence SP95 de 53 %.
Face à cette situation, la baisse ciblée de la CSG ici proposée augmenterait le pouvoir d’achat de 15 millions de travailleuses et travailleurs des classes populaires et moyennes.
Concrètement, elle conduirait à instaurer une CSG progressive sur les revenus d'activité, composée de 12 tranches et de taux allant de 0,25 % à 10,2 %.
Pour un travailleur rémunéré au SMIC, le taux serait ramené de 9,2 % aujourd'hui à 0,85 %.
Les effets sur le revenu disponible seraient immédiats : le gain atteindrait 125 euros net par mois pour un célibataire sans enfant rémunéré au SMIC, + 230 € net par mois pour un couple avec 1 enfant rémunéré chacun au SMIC, + 200 € net par mois pour un couple sans enfant rémunéré chacun 1 700 € net par mois.
*
Le second objectif de cet amendement est d'amorcer une évolution de notre modèle de financement de la protection sociale.
Notre modèle de financement de la protection sociale est essentiellement assis sur le travail : plus de 66 % des 644 milliards d’euros de recettes de la Sécurité sociale pour 2026 sont assis sur les revenus du travail, contre 10 % sur la consommation, 4 % sur les revenus de remplacement (retraites, indemnités chômage, etc.) et seulement 3 % sur le capital.
Or si la tendance à la baisse de la natalité ne s’inverse pas, il risque de se produire un effet ciseau avec les besoins croissants couverts par la protection sociale, notamment liés au vieillissement démographique et à la croissance des dépenses de santé, liées notamment au développement des affections longue durée.
Face à ces mouvements profonds, l'instauration d'une CSG progressive sur les revenus d'activité permettent d’amorcer une évolution de notre modèle de financement de notre protection sociale en « déplaçant » environ 2,5 % de ses recettes des travailleurs vers les contribuables les plus aisés, et les héritiers les plus chanceux.
*
S’agissant du financement, le coût de cette baisse ciblée serait de 15 milliards d’euros de perte de recettes pour la Sécurité sociale, que nous souhaitons compenser à l’euro près ; et ce de 2 manières.
Tout d’abord, nous proposons une réforme structurelle de notre fiscalité sur l’héritage en dégageant 10 milliards d'euros par 2 leviers, dont les produits sont intégralement fléchés vers la Sécurité sociale.
Le premier levier est la création d'une nouvelle CSG sur les héritages très élevés.
Cette CSG exonérerait le défunt et taxerait l’héritier en fonction du flux successoral reçu tout au long de sa vie, avec un abattement destiné à préserver les classes moyennes et un barème progressif. 90 % des Français n'y seraient pas assujettis.
Cet abattement serait de 500 000 euros reçus tout au long de la vie par personne.
Ainsi, l’essentiel des héritages serait “gagnant” par rapport au barème actuel.
Seuls les héritages supérieurs à 500 000 euros reçus tout au long de la vie par personne seraient imposés ; ce de manière progressive.
Une telle réforme fait l'objet d'un amendement du groupe Socialistes et apparentés au PLF pour 2027 (n° CF - 380)
Le second levier est la réforme de la fiscalité sur les plus-values latentes.
Dans le détail, le III. du présent amendement propose de mettre fin à l’effacement total des plus-value-latentes opérée lors d’une succession.
Cet effacement n’a aucun intérêt économique autre que la perpétuation des héritages dorés et l’accroissement des inégalités.
Il est proposé une première étape, en considérant comme réalisée les plus-values latentes au moment d’une transmission à titre gratuit.
Le barème appliqué demeure inférieur à celui en vigueur dans le cas de la réalisation des plus-values hors cadre d’une transmission (il s’établit à 2,5% pour la tranche des plus-values inférieure à 100 000€).
Ainsi calibré, le barème exonère très largement d’effort près des trois quart des Français, 80 % du rendement repose sur les 20 % des Français ayant réalisé le plus de plus-values.
Les vertus de cette mesure sont largement documentées par de nombreux économistes notamment l’Observatoire français des conjonctures économiques (2026).
Il est proposé de mobiliser les ressources issues de cette taxation du patrimoine, principalement des héritages dorés, pour financer notre modèle social reposant à ce jour très largement sur la fiscalisation du travail et absolument pas sur la fiscalisation de la rente des héritages.
Enfin, le financement serait assuré par 5 milliards d'euros de recettes nouvelles issus de la hausse d’un point de la CSG sur les revenus d’activité des personnes dont le revenu fiscal de référence annuel dépasse 50 004 €, soit le dernier décile de revenu.
*
Ainsi, cet amendement vise à redonner du pouvoir d’achat aux travailleuses et travailleurs des classes populaires et moyennes grâce à une CSG progressive sur les revenus d’activité, tout en garantissant la compensation à l’euro près de cette baisse par une contribution accrue des revenus et des héritages les plus élevés.
*
Cet amendement s’inscrit dans un ensemble cohérent de propositions budgétaires portées par les socialistes pour redonner du pouvoir d’achat aux travailleuses et travailleurs des classes populaires et moyennes.
La baisse ciblée de la CSG doit ainsi s’accompagner d’une revalorisation du SMIC à 1 700 euros net par mois et de l’ouverture d’une conférence sociale pour augmenter tous les salaires.
Dispositif : la modification proposée du texte
I. – L’article L. 136‑8 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :
1° Le II est complété par un 3° ainsi rédigé :
« 3° a) Les revenus d’activité mentionnés au premier alinéa du I de l’article L. 136‑1‑1 des personnes dont les revenus fiscaux définis au IV de l’article 1417 du code général des impôts perçus l’avant-dernière ou l’antépénultième année n’excèdent pas 32 004 € pour la première part de quotient familial sont assujettis à la contribution :
« – au taux de 0,25 % lorsque ces revenus fiscaux sont inférieurs à 8 196 € pour la première part de quotient familial ;
« – au taux de 0,40 % lorsque ces revenus fiscaux sont compris entre 8 196 € et 14 004 € pour la première part de quotient familial ;
« – au taux de 0,55 % lorsque ces revenus fiscaux sont compris entre 14 004 € et 18 000 € pour la première part de quotient familial ;
« – au taux de 0,70 % lorsque ces revenus fiscaux sont compris entre 18 000 € et 21 000 € pour la première part de quotient familial ;
« – au taux de 0,85 % lorsque ces revenus fiscaux sont compris entre 21 000 € et 23 004 € pour la première part de quotient familial ;
« – au taux de 1 % lorsque ces revenus fiscaux sont compris entre 23 004 € et 24 996 € pour la première part de quotient familial ;
« – au taux de 2 % lorsque ces revenus fiscaux sont compris entre 24 996 € et 26 496 € pour la première part de quotient familial ;
« – au taux 4,25 % lorsque ces revenus fiscaux sont compris entre 26 496 € et 27 996 € pour la première part de quotient familial ;
« – au taux de 6,5 % lorsque ces revenus fiscaux sont compris entre 27 996 € et 29 256 € pour la première part de quotient familial.
« – au taux de 8,75 % lorsque ces revenus fiscaux sont compris entre 29 256 € et 32 004 € pour la première part de quotient familial.
« b) Les revenus d’activité définis au premier alinéa du I de l’article L. 136‑1‑1 des personnes dont les revenus fiscaux définis au IV de l’article 1417 du code général des impôts perçus l’avant-dernière ou l’antépénultième année excèdent 50 004 € pour la première part de quotient familial sont assujettis à la contribution au taux de 10,2 %.
« c) Les montants mentionnés aux a et b du présent 3° sont majorés de 2 971 € pour chaque demi-part de quotient familial supplémentaire. »
2° Au premier alinéa du III, après la référence : « L. 136‑1‑2 », sont insérés les mots : « du présent code » ;
3° Au III ter, après le mot : « aux », sont insérés les mots : « 3° du II, ».
II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale résultant du I. du présent article est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe sur les transactions financières prévue à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.
III. – Après le premier alinéa de l’article 150‑0 D du code général des impôts, sont insérés huit alinéas ainsi rédigés :
« En cas de transmission à titre gratuit de valeurs mobilières, titres ou droits sociaux, les plus-values latentes afférentes à ces valeurs mobilières, titres ou droits sociaux font préalablement l’objet d’une taxation sur les plus-values, dans des conditions identiques à celles prévues à l’article 117 quater du présent code. Par dérogation à l’article précité, le barème de l’imposition s’appliquant est défini comme tel :
Montant de plus-value latente Taux appliqué
Tranche inférieure à 100 000 € 2,5%
Tranche comprise entre 100 001 € et 250 000 € 12,5%
Tranche comprise entre 250 001 € et 500 000 € 15,5%
Tranche supérieure à 500 001 € 25,5%
« Le barème tient compte de la totalité des plus-values transmises au cours de la vie au moment de la transmission.
« Si les montants en euros disponibles ne permettent pas de s’acquitter de cet impôt sur les plus-values, il est donné aux héritiers la possibilité de céder gratuitement à l’État des valeurs mobilières, titres ou droits sociaux représentant la valeur due à l’administration fiscale. Cette cession vaut alors règlement des sommes dues. La prise de participation de l’État dans ces sociétés ne donne pas lieu à la nomination de représentants de l’État ou de commissaires du Gouvernement supplémentaires au sein des instances de gouvernance ou de direction des sociétés concernées.
« Ce transfert de parts peut faire l’objet d’un pacte d’actionnaires qui comprend notamment les dispositions suivantes :
« – rétrocession par l’État aux héritiers concernés des droits de votes afférents ;
« – clause de rachat des parts par les héritiers.
« Cette procédure exceptionnelle de règlement des droits est subordonnée à un agrément donné dans des conditions fixées par décret. »
IV. - Avant le dernier alinéa de l’article L. 131‑8 du code de la sécurité sociale, il est inséré un 9 bis ° ainsi rédigé :
« 9 bis° Le produit de l’imposition sur les plus-values latentes afférentes aux valeurs mobilières, titres ou droits sociaux transmis à titre gratuit prévue du 2e au 9e alinéa de l’article 150‑0 D du code général des impôts est affecté aux branches mentionnées du 1° au 5° de l’article L. 200‑2 du présent code. »
V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
L’amendement sur le site de l’Assemblée nationale · Comment ce contenu officiel est relié au scrutin
Explication
Aucune explication relue n’est disponible pour ce scrutin. L’intitulé officiel ci-dessus fait foi.
Votes par groupe
Chaque ligne reprend les députés membres du groupe le jour du vote et ce que chacun a fait ; la barre suit l’ordre des colonnes. Aucune position n’est attribuée au groupe en tant que tel.
- Pour, contre, abstention : le député a voté, et son nom figure sur la liste officielle correspondante du scrutin.
- Non-votant : le député figure sur la liste officielle de ceux qui ne pouvaient pas voter, avec la raison : président de l’Assemblée, président de séance, membre du Gouvernement.
- Sans position enregistrée : membre du groupe ce jour-là, mais sur aucune des quatre listes officielles. L’Assemblée ne publie pas de liste de présence : ce n’est ni un vote contre, ni une abstention, ni une absence démontrée.
- Députés du groupe : ceux qui appartenaient au groupe à la date du vote, d’après leurs appartenances datées, car un député peut changer de groupe, quitter l’Assemblée ou être remplacé. C’est la somme des cinq colonnes précédentes.
- Pour trier, cliquez sur un en-tête marqué ↕ ; un second clic inverse l’ordre.
| Groupe | Pour | Contre | Abstention | Non-votant | Sans position enregistrée | Députés du groupe |
|---|---|---|---|---|---|---|
| DEM | 0 | 7 | 1 | 0 | 29 | 37 |
| DR | 1 | 7 | 0 | 0 | 39 | 47 |
| ECOS | 1 | 9 | 1 | 0 | 27 | 38 |
| EPR | 0 | 10 | 0 | 1 | 79 | 90 |
| GDR | 1 | 0 | 0 | 0 | 16 | 17 |
| HOR | 0 | 10 | 0 | 0 | 25 | 35 |
| LFI-NFP | 14 | 0 | 0 | 0 | 56 | 70 |
| LIOT | 1 | 2 | 0 | 0 | 20 | 23 |
| NI | 0 | 0 | 0 | 0 | 11 | 11 |
| RN | 0 | 50 | 0 | 0 | 71 | 121 |
| SOC | 18 | 0 | 0 | 0 | 50 | 68 |
| UDDPLR | 0 | 4 | 0 | 0 | 13 | 17 |
Votes nominatifs
Pour (36)
- Audrey Abadie-Amiel LIOT
- Marie-José Allemand SOC
- Ségolène Amiot LFI-NFP
- Belkhir Belhaddad SOC (par délégation)
- Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP
- Karim Benbrahim SOC
- Édouard Bénard GDR
- Colette Capdevielle SOC
- Gabrielle Cathala LFI-NFP
- Hadrien Clouet LFI-NFP
- Jean-François Coulomme LFI-NFP
- Pierrick Courbon SOC
- Karen Erodi LFI-NFP
- Martine Froger SOC
- Alix Fruchon DR
- Guillaume Garot SOC
- Océane Godard SOC
- Jérôme Guedj SOC
- Melouka Hadj-Mimoune SOC
- Mathilde Hignet LFI-NFP
- Élise Leboucher LFI-NFP
- Laurent Lhardit SOC
- Élisa Martin LFI-NFP
- Jacques Oberti SOC
- François Piquemal LFI-NFP
- Christine Pirès Beaune SOC (par délégation)
- Jean-Hugues Ratenon LFI-NFP (par délégation)
- Valérie Rossi SOC
- Aurélien Rousseau SOC
- Sandrine Runel SOC (par délégation)
- Arnaud Saint-Martin LFI-NFP
- Sébastien Saint-Pasteur SOC
- Arnaud Simion SOC
- Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP
- Sophie Taillé-Polian ECOS
- Andrée Taurinya LFI-NFP
Contre (99)
- Pouria Amirshahi ECOS (par délégation)
- Bénédicte Auzanot RN (par délégation)
- Anchya Bamana RN
- Thibault Bazin DR
- Thierry Benoit HOR
- Christophe Bentz RN
- Sylvain Berrios HOR
- Benoît Biteau ECOS
- Matthieu Bloch UDDPLR
- Nicolas Bonnet ECOS
- Sylvie Bonnet DR (par délégation)
- Ian Boucard DR
- Bertrand Bouyx HOR
- Joël Bruneau LIOT
- Stéphane Buchou EPR
- Eddy Casterman RN
- Cendrine Chazé DR
- Nathalie Colin-Oesterlé HOR (par délégation)
- Josiane Corneloup DR
- Christelle D'Intorni UDDPLR (par délégation)
- Hendrik Davi ECOS
- Sandrine Dogor-Such RN
- Nicolas Dragon RN
- Nicole Dubré-Chirat EPR (par délégation)
- Gaëtan Dussausaye RN
- Olivier Fayssat UDDPLR
- Muriel Fiol RN
- Guillaume Florquin RN
- Thierry Frappé RN (par délégation)
- François Gernigon HOR
- Sabine Gervais DEM
- Christian Girard RN
- Justine Gruet DR
- Julien Guibert RN (par délégation)
- Michel Guiniot RN
- Jordan Guitton RN
- Marine Hamelet RN (par délégation)
- Timothée Houssin RN (par délégation)
- Sébastien Humbert RN
- Sébastien Huyghe EPR
- Cyrille Isaac-Sibille DEM
- François Jolivet HOR
- Édouard Jordan RN
- Florence Joubert RN
- Thomas Lam HOR
- Hélène Laporte RN
- Laure Lavalette RN
- Julie Lechanteux RN (par délégation)
- Nadine Lechon RN
- Gisèle Lelouis RN
- Delphine Lingemann DEM
- René Lioret RN
- Christine Loir RN
- Marie-France Lorho RN
- Philippe Lottiaux RN
- David Magnier RN
- Sylvain Maillard EPR
- Claire Marais-Beuil RN
- Laurent Marcangeli HOR
- Matthieu Marchio RN
- Pascal Markowsky RN
- Pierre Marle HOR
- Éric Martineau DEM
- Patricia Maussion DEM
- Kévin Mauvieux RN
- Laurent Mazaury LIOT
- Pierre Meurin RN (par délégation)
- Christelle Minard DR
- Christophe Mongardien EPR
- Louise Morel DEM
- Serge Muller RN
- Joëlle Mélin RN
- Thomas Ménagé RN
- Julie Ozenne ECOS
- Caroline Parmentier RN
- Sébastien Peytavie ECOS (par délégation)
- Kévin Pfeffer RN
- Lisette Pollet RN
- Angélique Ranc RN
- Joseph Rivière RN
- Laurence Robert-Dehault RN
- Béatrice Roullaud RN
- Sandrine Rousseau ECOS
- Jean-François Rousset EPR
- Sophie-Laurence Roy RN
- Anaïs Sabatini RN
- Emeric Salmon RN
- Philippe Schreck RN (par délégation)
- Sabrina Sebaihi ECOS
- Danielle Simonnet ECOS
- Charles Sitzenstuhl EPR
- Liliana Tanguy EPR (par délégation)
- Lionel Tivoli RN
- Antoine Valentin UDDPLR
- Frédéric Valletoux HOR
- Annie Vidal EPR
- Philippe Vigier DEM
- Frédéric Weber RN
- Caroline Yadan EPR
Abstention (2)
- Christophe Blanchet DEM
- Dominique Voynet ECOS
Non-votant (1)
- Yaël Braun-Pivet EPR (président de l’Assemblée)
Sans position enregistrée (436)
Députés en exercice le jour du vote qui ne figurent sur aucune liste. Cela ne signifie ni un vote contre, ni une abstention, ni une absence démontrée.
- Nadège Abomangoli LFI-NFP
- Xavier Albertini HOR
- Laurent Alexandre LFI-NFP
- Henri Alfandari HOR
- Alexandre Allegret-Pilot UDDPLR
- Franck Allisio RN
- Charles Alloncle UDDPLR
- Maxime Amblard RN
- Farida Amrani LFI-NFP
- Pieyre-Alexandre Anglade EPR
- Rodrigo Arenas LFI-NFP
- Raphaël Arnault LFI-NFP
- Christine Arrighi ECOS
- Gabriel Attal EPR
- Clémentine Autain ECOS
- Joël Aviragnet SOC
- Léa Balage El Mariky ECOS
- Erwan Balanant DEM
- Philippe Ballard RN
- Géraldine Bannier DEM
- Christian Baptiste SOC
- Michel Barnier DR
- Fabrice Barusseau SOC
- Jean-Pierre Bataille LIOT
- Delphine Batho ECOS
- Marie-Noëlle Battistel SOC
- Romain Baubry RN
- Laurent Baumel SOC
- José Beaurain RN
- Olivier Becht EPR
- Béatrice Bellay SOC
- Lisa Belluco ECOS
- Karim Ben Cheikh ECOS
- Shéhérazade Bentorki LFI-NFP
- Anne Bergantz DEM
- Marie-Sophie Bernadeau EPR
- Ugo Bernalicis LFI-NFP
- Théo Bernhardt RN
- Véronique Besse NI
- Christophe Bex LFI-NFP
- Guillaume Bigot RN
- Bruno Bilde RN
- Carlos Martens Bilongo LFI-NFP
- Emmanuel Blairy RN
- Sophie Blanc RN
- Benoît Blanchard HOR
- Anne-Laure Blin DR
- Frédéric Boccaletti RN
- Jean Bodart LIOT
- Manuel Bompard LFI-NFP
- Philippe Bonnecarrère NI
- Jean-Yves Bonnefoy DR
- Arnaud Bonnet ECOS
- Émilie Bonnivard DR
- Jean-Yves Bony DR
- Élisabeth Borne EPR
- Éric Bothorel EPR
- Anthony Boulogne RN
- Chantal Bouloux EPR
- Mickaël Bouloux SOC
- Idir Boumertit LFI-NFP
- Jean-Luc Bourgeaux DR
- Soumya Bourouaha GDR
- Jorys Bovet RN
- Louis Boyard LFI-NFP
- Jean-Michel Brard HOR
- Dorine Bregman SOC
- Xavier Breton DR
- Hubert Brigand DR
- Blandine Brocard DEM
- Anthony Brosse EPR
- Julien Brugerolles GDR
- Danielle Brulebois EPR
- Fabrice Brun DR
- Philippe Brun NI
- Françoise Buffet EPR
- Jérôme Buisson RN
- Pierre-Yves Cadalen LFI-NFP
- Elie Califer SOC
- Céline Calvez EPR
- Pierre-Henri Carbonnel UDDPLR
- Aymeric Caron LFI-NFP
- Sylvain Carrière LFI-NFP
- Danièle Carteron EPR
- Michel Castellani LIOT
- Jean-Victor Castor GDR
- Vincent Caure EPR
- Lionel Causse EPR
- Jean-René Cazeneuve EPR
- Pierre Cazeneuve EPR
- François-Xavier Ceccoli DR
- Bérenger Cernon LFI-NFP
- Pauline Cestrières EPR
- Bernard Chaix UDDPLR
- Cyrielle Chatelain ECOS
- Bernard Chaumeil RN
- Marc Chavent UDDPLR
- Yannick Chenevard EPR
- Sébastien Chenu RN
- Sophia Chikirou LFI-NFP
- Paul Christophle SOC
- Roger Chudeau RN
- Éric Ciotti UDDPLR
- Bruno Clavet RN
- Nathalie Coggia EPR
- Paul-André Colombani LIOT
- Caroline Colombier RN
- Éric Coquerel LFI-NFP
- Alexis Corbière ECOS
- Pierre Cordier DR
- François Cormier-Bouligeon EPR
- Mickaël Cosson DEM
- Michel Criaud HOR
- Laurent Croizier DEM
- Nathalie Da Conceicao Carvalho RN
- Marie-Christine Dalloz DR
- Geneviève Darrieussecq DEM
- Romain Daubié DEM
- Alain David SOC
- Sandra Delannoy NI
- Arthur Delaporte SOC
- Stéphane Delautrette SOC
- Catherine Dellong Meng RN
- Sébastien Delogu LFI-NFP
- Julie Delpech EPR
- Vincent Descoeur DR
- Jocelyn Dessigny RN
- Dieynaba Diop SOC
- Aly Diouara LFI-NFP
- Benjamin Dirx EPR
- Julien Dive DR
- Fanny Dombre Coste SOC
- Virginie Duby-Muller DR
- Peio Dufau SOC
- Alexandre Dufosset RN
- Alma Dufour LFI-NFP
- Lionel Duparay DR
- Emmanuel Duplessy ECOS
- Stella Dupont NI
- Aurélien Dutremble RN
- Iñaki Echaniz SOC
- Jérôme End DR
- Christine Engrand NI
- Sophie Errante NI
- Romain Eskenazi SOC
- Auguste Evrard RN
- Philippe Fait HOR
- Frédéric Falcon RN
- Elsa Faucillon GDR
- Olivier Faure SOC
- Yannick Favennec-Bécot LIOT
- Mathilde Feld LFI-NFP
- Emmanuel Fernandes LFI-NFP
- Marc Ferracci EPR
- Sylvie Ferrer LFI-NFP
- Marc Fesneau DEM
- Agnès Firmin Le Bodo HOR
- Jean-Marie Fiévet EPR
- Emmanuel Fouquart RN
- Charles Fournier ECOS
- Moerani Frébault EPR
- Bruno Fuchs DEM
- Jean-Luc Fugit EPR
- Denis Fégné SOC
- Julien Gabarron RN
- Perceval Gaillard LFI-NFP
- Stéphanie Galzy RN
- Laurence Gardet RN
- Marie-Charlotte Garin ECOS
- Thomas Gassilloud EPR
- Anne Genetet EPR
- Jonathan Gery RN
- Benoit Gilhet RN
- Yoann Gillet RN
- Damien Girard ECOS
- Olga Givernet EPR
- Antoine Golliot RN
- José Gonzalez RN
- Philippe Gosselin DR
- Pascale Got SOC
- Guillaume Gouffier Valente EPR
- Florence Goulet RN
- Perrine Goulet DEM
- Géraldine Grangier RN
- Jean-Carles Grelier DEM
- Daniel Grenon NI
- Monique Griseti RN
- Olivia Grégoire EPR
- Clémence Guetté LFI-NFP
- Carole Guillerm DEM
- Frantz Gumbs DEM
- Steevy Gustave ECOS
- Félicie Gérard HOR
- Éric Gérard LIOT
- David Habib LIOT
- Stéphane Hablot SOC
- Ayda Hadizadeh SOC
- Zahia Hamdane LFI-NFP
- Pierre Henriet HOR
- Michel Herbillon DR
- Florence Herouin-Léautey SOC
- Catherine Hervieu ECOS
- Céline Hervieu SOC
- Patrick Hetzel DR
- Emmanuelle Hoffman EPR
- François Hollande SOC
- Sacha Houlié SOC
- Catherine Ibled EPR
- Jérémie Iordanoff ECOS
- Laurent Jacobelli RN
- Jean-Michel Jacques EPR
- Pascal Jenft RN
- Alexis Jolly RN
- Tiffany Joncour RN
- Sandrine Josso DEM
- Chantal Jourdan SOC
- Philippe Juvin DR
- Émeline K/Bidi GDR
- Marietta Karamanli SOC
- Guillaume Kasbarian EPR
- Fatiha Keloua Hachi SOC
- Andy Kerbrat LFI-NFP
- Brigitte Klinkert EPR
- Daniel Labaronne EPR
- Bastien Lachaud LFI-NFP
- Julie Laernoes ECOS
- Tristan Lahais ECOS
- Abdelkader Lahmar LFI-NFP
- Maxime Laisney LFI-NFP
- Amélia Lakrafi EPR
- Sandrine Lalanne EPR
- Benoît Larrouquis EPR
- Philippe Latombe DEM
- Alim Latrèche EPR
- Michel Lauzzana EPR
- Robert Le Bourgeois RN
- Aurélien Le Coq LFI-NFP
- Sandrine Le Feur EPR
- Corentin Le Fur DR
- Didier Le Gac EPR
- Arnaud Le Gall LFI-NFP
- Constance Le Grip EPR
- Annaïg Le Meur EPR
- Christine Le Nabour HOR
- Nicole Le Peih EPR
- Marine Le Pen RN
- Marie Lebec EPR
- Karine Lebon GDR
- Pascal Lecamp DEM
- Jean-Paul Lecoq GDR
- Vincent Ledoux EPR
- Jérôme Legavre LFI-NFP
- Sarah Legrain LFI-NFP
- Claire Lejeune LFI-NFP
- Didier Lemaire HOR
- Patricia Lemoine EPR
- Bartolomé Lenoir UDDPLR
- Stéphane Lenormand LIOT
- Murielle Lepvraud LFI-NFP
- Gérard Leseul SOC
- Katiana Levavasseur RN
- Thierry Liger DR
- Julien Limongi RN
- Brigitte Liso EPR
- Eric Liégeon DR
- Alexandre Loubet RN
- Marie-Philippe Lubet EPR
- Benjamin Lucas-Lundy ECOS
- Véronique Ludmann HOR
- Antoine Léaument LFI-NFP
- Valérie Létard LIOT
- Lise Magnier HOR
- Frédéric Maillot GDR
- Emmanuel Mandon DEM
- Hanane Mansouri UDDPLR
- Bastien Marchive EPR
- Christophe Marion EPR
- Sandra Marsaud EPR
- Patrice Martin RN
- Alexandra Martin (Alpes-Maritimes) DR
- Alexandra Martin (Gironde) EPR
- Michèle Martinez RN
- Denis Masséglia EPR
- Max Mathiasin LIOT
- Jean-Paul Mattei DEM
- Damien Maudet LFI-NFP
- Emmanuel Maurel GDR
- Marianne Maximi LFI-NFP
- Nicolas Meizonnet RN
- Graziella Melchior EPR
- Ludovic Mendes EPR
- Estelle Mercier SOC
- Marie Mesmeur LFI-NFP
- Sophie Mette DEM
- Nicolas Metzdorf EPR
- Frédérique Meunier DR
- Manon Meunier LFI-NFP
- Maxime Michelet UDDPLR
- Éric Michoux UDDPLR
- Paul Midy EPR
- Laure Miller EPR
- Joséphine Missoffe EPR
- Paul Molac LIOT
- Yannick Monnet GDR
- Thibaut Monnier RN
- Yaël Ménaché RN
- Marcellin Nadeau GDR
- Christophe Naegelen LIOT
- Philippe Naillet SOC
- Yannick Neuder DR
- Jean-Philippe Nilor LFI-NFP
- Sandrine Nosbé LFI-NFP
- Danièle Obono LFI-NFP
- Julien Odoul RN
- Karl Olive EPR
- Hubert Ott DEM
- Nathalie Oziol LFI-NFP
- Didier Padey DEM
- Jimmy Pahun DEM
- Dominique Paillat HOR
- Agnès Pannier-Runacher EPR
- Sophie Panonacle EPR
- Mathilde Panot LFI-NFP
- Sophie Pantel SOC
- Charlotte Parmentier-Lecocq HOR
- Jérémie Patrier-Leitus HOR
- Éric Pauget DR
- Marc Pena SOC
- Thierry Perez RN
- Frédéric Petit DEM
- Maud Petit DEM
- Stéphane Peu GDR
- Anna Pic SOC
- René Pilato LFI-NFP
- Béatrice Piron HOR
- Marie Pochon ECOS
- Jean-François Portarrieu HOR
- Thomas Portes LFI-NFP
- Alexandre Portier DR
- Dominique Potier SOC
- Josy Poueyto DEM
- Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR
- Natalia Pouzyreff EPR
- Aurélien Pradié NI
- Pierre Pribetich SOC
- Christophe Proença SOC
- Loïc Prud'homme LFI-NFP
- Stéphane Rambaud RN
- Richard Ramos DEM
- Julien Rancoule RN
- Isabelle Rauch HOR
- Jean-Claude Raux ECOS
- Nicolas Ray DR
- Sandra Regol ECOS
- Mereana Reid Arbelot GDR
- Matthias Renault RN
- Emeline Rey-Rinchet DR
- Sophie Ricourt Vaginay UDDPLR
- Davy Rimane GDR
- Catherine Rimbert RN
- Emmanuel Riotte HOR
- Véronique Riotton EPR
- Marie-Pierre Rixain EPR
- Charles Rodwell EPR
- Vincent Rolland DR
- Anne-Sophie Ronceret EPR
- Xavier Roseren HOR
- Claudia Rouaux SOC
- Jean-Louis Roumégas ECOS
- Fabrice Roussel SOC
- François Ruffin ECOS
- Marie Récalde SOC
- Alexandre Sabatou RN
- Laetitia Saint-Paul HOR
- Aurélien Saintoul LFI-NFP
- Nicole Sanquer LIOT
- Nicolas Sansu GDR
- Isabelle Santiago SOC
- Eva Sas ECOS
- Hervé Saulignac SOC
- Raphaël Schellenberger NI
- Mikaele Seo EPR
- Olivier Serva LIOT
- Anne Sicard RN
- Bertrand Sorre EPR
- Thierry Sother SOC
- Ersilia Soudais LFI-NFP
- Violette Spillebout EPR
- Michèle Tabarot DR
- Aurélien Taché LFI-NFP
- Emmanuel Taché RN
- Jean-Philippe Tanguy RN
- David Taupiac LIOT
- Matthias Tavel LFI-NFP
- Michaël Taverne RN
- Boris Tavernier ECOS
- Jean Terlier EPR
- Thierry Tesson RN
- Prisca Thevenot EPR
- Nicolas Thierry ECOS
- Sabine Thillaye DEM
- Céline Thiébault-Martinez SOC
- Vincent Thiébaut HOR
- Jean-Louis Thiériot DR
- Mélanie Thomin SOC
- Emmanuel Tjibaou GDR
- Gabriel Tomatis RN
- Romain Tonussi RN
- Stéphane Travert EPR
- Cyril Tribuiani RN
- Aurélie Trouvé LFI-NFP
- Nicolas Tryzna DR
- Vincent Trébuchet UDDPLR
- Nicolas Turquois DEM
- Boris Vallaud SOC
- Paul Vannier LFI-NFP
- Antoine Vermorel DR
- Gérault Verny UDDPLR
- Roger Vicot SOC
- Jean-Pierre Vigier DR
- Corinne Vignon EPR
- Antoine Villedieu RN
- Anne-Cécile Violland HOR
- Stéphane Viry LIOT
- Frédéric-Pierre Vos RN
- Lionel Vuibert NI
- Jean-Luc Warsmann LIOT
- Laurent Wauquiez DR
- Christopher Weissberg EPR
- Jiovanny William SOC
- Estelle Youssouffa LIOT
- Charles de Courson LIOT
- Marc de Fleurian RN
- Hervé de Lépinau RN
- Élisabeth de Maistre DR
- Constance de Pélichy LIOT