Scrutin n° 4027XVIIe législature, 20 novembre 2025Scrutin public ordinaire
l'amendement n° 206 de M. Damien Girard après l'article 24 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).
Résultat officiel
Annonce : L'Assemblée nationale n'a pas adopté. Règle : Majorité absolue des suffrages exprimés
« Sans position enregistrée » compte les députés en exercice ce jour-là qui ne figurent sur aucune liste du scrutin. Cela ne prouve pas une absence : la liste des noms est plus bas.
- Votants
- 23440,7 % des députés en exercice
- Suffrages exprimés
- 216
- Majorité requise
- 109
- Députés en exercice
- 575
Ce qui était voté
Un amendement propose de modifier le texte en discussion. Voter pour, c’est vouloir l’intégrer au texte ; voter contre, c’est le refuser. Ce vote ne dit pas, à lui seul, ce que le député pense de l’ensemble du texte.
Amendement n° I-206
- Insère des dispositions après : Article 24
- Déposé par : M. Damien Girard, Mme Chatelain, Mme Sas, M. Lahais et 33 autres
Exposé sommaire, rédigé par les auteurs de l’amendement
La France est un des pays les plus consommateurs de saumons au monde. Sur la seule année 2021, les Français en ont consommé près de 270 000 tonnes. Or la production française (3 000 tonnes par an), ne permet pas de répondre à cette demande puisque la température des eaux est trop élevée pour pouvoir assurer la totalité du grossissement de ces poissons tout au long de l’année. Le saumon consommé en France est de ce fait quasiment entièrement issu d’importations étrangères, dont 43 % de ces importations proviennent de Norvège où les eaux sont plus froides. Avec plus de 200 000 tonnes importées en 2022, la France est le deuxième importateur mondial en volume de saumons.
Lire la suite de l’exposé sommaire
La Norvège, premier exportateur mondial, voit de son côté ses ventes exploser (+12 % en 2023 par rapport à 2022), à tel point que le pays envisage aujourd’hui de tripler sa production annuelle en 2050. Pourtant, les conditions écologiques et sanitaires des élevages norvégiens sont catastrophiques : les poissons y sont majoritairement entassés à des densités extrêmes dans de gigantesques cages marines, et ces poissons grands migrateurs se retrouvent donc réduits à vivre dans des espaces infimes jusqu’au terme de leur grossissement. Les poissons tombent malades, les parasites tels que les poux de mer se développent, les poissons se mutilent, et les perturbateurs endocriniens s’accumulent dans l’organisme. Ces conditions déplorables conduisent alors à des épisodes de mortalité de masse : en 2023, près d’un saumon sur six est mort prématurément dans les élevages norvégiens, soit environ 200 millions. Tout ceci pose donc également une question de santé publique puisque les poissons consommés sont pour beaucoup malades ou contaminés par des substances polluantes. Et ce d’autant que ces conditions sanitaires sont les mêmes dans les autres principaux producteurs mondiaux tels que le Chili, le Royaume‑Uni et le Canada.
La propagation des pollutions et des maladies dans ces élevages entraîne aussi un grave problème de mortalité pour les saumons sauvages. Sur les 20 dernières années, la population des saumons sauvages de Norvège a diminué de moitié, nous enseigne une étude d’une ONG Norvégienne. Face à ce terrible constat, l’agence norvégienne pour l’environnement multiplie les mises en gardes et les restrictions de pêche du saumon sauvage, impactant directement l’activité des pêcheurs locaux qui deviennent la variable d’ajustement d’un système dominé par l’industrie de l’aquaculture. En outre, la quantité de saumon élevés est passée de 160 000 tonnes en 1990 à près de 600 000 tonnes en 2006 soit une augmentation de 375 %. Sur la même période, le nombre d’emplois dans la pêche a quant à lui diminué de 54 %, passant de 20 475 à 11 060.
Face aux problèmes sanitaires, environnementaux et de bien‑être animal que pose l’élevage de saumons dans les eaux naturelles à l’étranger et face à l’augmentation de la consommation, les industriels de l’aquaculture ont donc développé l’élevage de saumons dans des bassins terrestres et ont très vite repéré une opportunité économique en France. Ces derniers prétendent « produire français » et cherchent à installer des exploitations d’élevage en RAS (Recirculating Aquaculture Systems ou Système d’Aquaculture en Recirculation en français) qui permettent de passer outre la contrainte de l’élevage en cages marines, en maintenant les saumons dans des bassins situés en pleine terre de la naissance à l’abattage. Cette technique d’élevage n’est pourtant pas encore totalement maîtrisée et présente des inconvénients majeurs particulièrement inquiétants. Deux de ces projets sont aujourd’hui en cours d’installation en France : Pure Salmon en Gironde, et Local Ocean dans le Pas‑de‑Calais qui a obtenu une autorisation ICPE de la préfecture le 14 février 2024. Ces projets présentent de forts enjeux environnementaux et menacent la filière conchylicole française.
En effet, les élevages en RAS menacent les écosystèmes par l’évacuation d’importantes quantités d’eaux usées du fait des rejets des poissons. Ces rejets sont déversés en milieu naturel où d’autres espèces de poissons vivent, les menaçant directement. Un rapport de FranceAgriMer estime ces rejets à « 5 000 tonnes de boues à 30 % de siccité […], 500 tonnes d’azote et 80 tonnes de phosphore » pour une aquaculture de 10 000 tonnes de saumons par an. Ce même rapport démontre qu’à titre d’exemple, pour traiter les effluents d’un élevage qui produit 10 000 tonnes de saumons, il faudrait l’équivalent d’une station d’épuration dimensionnée pour 60 000 à 100 000 habitants. Le projet Local Ocean a indiqué que son ambition est de produire 40 000 tonnes à horizon 2030. Or, à ce jour, il n’existe aucune étude scientifique indépendante française qui quantifie les impacts des rejets en milieu naturels pour de telles quantités. Quant au projet Pure Salmon, les rejets de boues non réutilisables et non retraitables qu’il implique se feraient dans le parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et les Pertuis Charentais qui est une zone classée et protégée par plusieurs dispositions réglementaires nationales et européennes (zone Natura 2 000, zone ZNIEFF 1 et 2, zone Zico).
Ces projets, par leurs rejets, constituent également une menace pour le secteur conchylicole. Ainsi, le projet de Pure Salmon, envisagé en pleine zone ostréicole, mettrait directement en danger les producteurs à proximité : certains font part de leur inquiétude sur l’installation de cette usine, qui serait un « précédent lamentable et dangereux » pour l’ensemble du secteur d’après Philippe Lucet, ostréiculteur. D’autant que le secteur de la culture d’huîtres françaises fait face à beaucoup de difficultés depuis plusieurs années, en particulier à cause de la pollution de l’eau, principale responsable de la contamination d’huîtres par des norovirus, issus de matières fécales, responsable d’épidémies de gastro‑entérites après consommation des huîtres contaminées. Des épisodes de contamination se sont répétés entre 2018 et 2023, et plusieurs bassins ostréicoles ont alors dû cesser leur production pendant plusieurs semaines partout en France (bassin d’Arcachon, Calvados, Manche, Vendée…). D’après le Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon Aquitaine (CRCAA), les pertes se sont chiffrées entre 7 et 11 millions d’euros pour le seul bassin d’Arcachon, ce qui équivaut à une perte de 20 % à 30 % du chiffre d’affaires. Ces crises aboutissent à une perte de confiance des consommateurs ce qui se traduit par une baisse de 40 % à 60 % de la commercialisation des huîtres françaises, quel que soit leur lieu de production, même si le bassin dans lequel elles sont produites n’a en aucun cas été concerné par les contaminations. En augmentant pollution et risques de contamination, l’installation d’un élevage intensif tel que le projet de Pure Salmon pourrait donc sérieusement nuire à l’image de toute la production ostréicole française.
Les rejets de ces élevages en RAS poseraient aussi des problèmes de réchauffement des eaux. Les émissions d’azote et de phosphore entraîneraient un phénomène d’eutrophisation des eaux environnantes, ce qui laisserait place à la prolifération d’algues. Comme nous pouvons malheureusement l’observer en Bretagne, la prolifération d’algues est extrêmement nocive pour les écosystèmes environnants, ainsi que pour la santé humaine.
De plus, selon la société Local Ocean, son projet rejetterait 156 000 m3 d’eau plus chaude (jusqu’à +8° C) par jour, ce qui équivaut au volume de 156 châteaux d’eau. Le réchauffement des eaux est aussi problématique pour les exploitations conchylicoles puisque la hausse de la température acidifie le milieu, ce qui a pour conséquence de fragiliser les coquilles des huîtres et des moules. La hausse de la température de l’eau favorise également le développement de certains prédateurs, comme dans la Manche où les araignées de mer envahissent les côtes et deviennent les principales responsables de la chute de 50 % à 80 % de la production sur certaines exploitations de moules de bouchot. La mytiliculture serait alors particulièrement touchée. Les mytiliculteurs situés sur la commune du Portel, où le projet a prévu de s’implanter, auraient des raisons légitimes de s’inquiéter pour leurs exploitations.
D’après les chiffres du ministère de la Transition écologique, la conchyliculture regroupe 2 294 entreprises et emploie près de 18 300 personnes en France. Ce secteur appartient pleinement au patrimoine des zones côtières françaises. Avec les difficultés qui existent aujourd’hui, les producteurs disent eux‑mêmes ne pas recommander la profession à leurs enfants. Il est donc devenu urgent de les protéger et de leur donner des garanties économiques. Cette seule raison, en plus des dégâts qui seraient potentiellement causés à l’environnement, nous conduit à considérer qu’il est raisonnable d’empêcher dès aujourd’hui l’installation des fermes aquacoles de saumons en RAS.
Par ailleurs, l’argument en faveur de la souveraineté française n’est pas pertinent puisque les industriels sont aussi dépendants d’importations pour produire. Tout d’abord, les œufs proviendraient de l’étranger (en provenance d’Islande pour les deux projets). Ensuite, le saumon étant un poisson carnivore, il nécessite un modèle d’alimentation basé sur l’apport en protéines animales marines pour pouvoir se développer. Ainsi, élever des saumons en très grande quantité exige d’énormes apports d’intrants animaux d’origine marine, ce qui en fait une exploitation largement dépendante de la pêche minotière qui consiste à pêcher des petits poissons pélagiques destinés à être transformés en huile ou en farine. À titre d’exemple, la Norvège a importé 91,7 % de ces ingrédients parmi les 1 976 709 tonnes qu’elle a utilisées. Comment les élevages français réussiraient là où la Norvège, leader mondial, échoue à être autosuffisante en la matière ? De plus, les ingrédients précités (intrants) sont majoritairement pêchés dans les eaux de l’Afrique de l’Ouest. La Norvège pêche et importe chaque année 2 millions de tonnes de poissons pélagiques sauvages, dont 123 000 à 144 000 tonnes venant des eaux de l’Afrique de l’Ouest. Les scientifiques estiment que 90 % de ces poissons pourraient servir directement à la consommation humaine et couvrir ainsi l’équivalent des besoins annuels en alimentation de 2,5 à 4 millions de personnes localement, soit plus que la seule population de la Gambie (2,7 millions), au lieu de fournir l’aquaculture norvégienne.
En plus de ces enjeux socio‑économiques majeurs, l’implantation d’élevages en RAS aurait des impacts environnementaux sans précédent.
Ainsi, pour les besoins d’un seul saumon d’élevage, il faut pêcher jusqu’à 440 poissons sauvages. La filière industrielle va même jusqu’à exploiter des espèces telles que le krill d’Antarctique qui sont des puits de carbone et sur lesquelles reposent des écosystèmes entiers, tout cela afin de l’utiliser comme additif alimentaire ou comme colorant, notamment pour rendre la chair des saumons plus ou moins rose. Ainsi 1 200 milliards d’animaux aquatiques par an sont victimes de la pêche minotière. Pour diminuer la pression sur les écosystèmes marins, l’industrie salmonicole mondiale tend à réduire sa dépendance à la pêche minotière, notamment en végétalisant l’alimentation de ces poissons. Cette solution a de sérieuses limites puisque la végétalisation excessive peut être source de mal‑être pour les saumons génétiquement indisposés à ce régime d’une part, et participe activement à la déforestation de l’Amazonie d’autre part puisque le saumon d’élevage est le deuxième plus gros consommateur de soja après le poulet, et la culture de soja pour l’alimentation animale est l’un des principaux moteurs de la déforestation en Amazonie.
Dans l’autorisation ICPE de la préfecture du Pas‑de‑Calais pour le projet Local Ocean, il est mentionné que « la population est actuellement satisfaite par des produits d’élevage issus de l’importation, générant des émissions de gaz à effet de serre conséquentes et nuisibles à l’environnement ». L’argument du « produire local » est alors brandi pour justifier l’installation de ce type de projet. Pourtant, d’après l’Ademe, le transport ne représente que 8,4 % de l’empreinte carbone totale du saumon et que, toujours selon cette même étude, c’est la production de ce qui sert à leur alimentation qui est la principale source d’émissions de gaz à effet de serre (GES) à 79,6 %. Par conséquent, contrairement à ce qu’affirme la Préfecture du Pas‑de‑Calais, ce type d’élevage augmenterait in fine les émissions de GES, par les volumes d’alimentation nécessaires à leurs objectifs de production démentiels, et par l’encouragement à une consommation de saumons encore accrue chez les Français.
Par ailleurs, l’entassement des poissons dans ces bassins serait une catastrophe pour le bien‑être animal. « Il y a un dicton qui dit qu’en RAS, il faut tuer un million de poissons avant de savoir ce que l’on fait » selon Ohad Maiman, PDG de l’entreprise The Kingfish company, pionnière en matière de RAS. Ce type d’élevage rend la survie des poissons dépendante du bon fonctionnement perpétuel des divers équipements de maintien de la qualité de l’eau. Cette situation crée une vulnérabilité structurelle : la moindre défaillance des équipements peut engendrer un épisode de mortalité de masse, comme cela a été le cas à plusieurs reprises (on peut citer par exemple la mort de 600 000 saumons dans un élevage RAS d’Atlantic Sapphire à Miami en mars 2021, ou encore de 100 000 saumons dans une ferme de Sustainable Blue au Canada etc.). Les futurs élevages en RAS français prévoient de produire à terme près de 40 000 tonnes par an alors qu’actuellement, dans le monde, la production moyenne de saumons en RAS avoisine les 2 000 tonnes par an (quantité moyenne produite par l’élevage Atlantic Sapphire au Danemark), ce qui laisse une idée de la taille colossale de ces projets qui n’existent encore nulle part ailleurs dans le monde. S’ils viennent à se réaliser, la France serait la première à mettre en place des élevages de ce type à une taille aussi grande. C’est dans ces conditions que les projets français prévoient des densités d’au moins 80 kg/m³ d’après les communications des industriels (91 kg/m3 pour Pure Salmon). Pourtant, un rapport commandité par le Conseil consultatif en aquaculture (CCA) à propos du bien‑être animal en pisciculture énonce à propos des saumons atlantique que le bien‑être de ces derniers commence à se détériorer à partir d’un intervalle de densité allant de 10 à 20 kg/m³, ce qui laisse présager sans nul doute une généralisation de la souffrance de ces animaux confinés si nombreux dans des espaces si restreints (133 à 267 poissons / m3 quand les poissons pèsent 300 grammes et 8 à 16 poissons / m3 lorsqu’ils pèsent 5 kilogrammes). Or, les saumons souffriraient considérablement de cette situation puisque ce sont des êtres sentients capables de ressentir la douleur consciemment d’après des études scientifiques. D’ailleurs, les droits français et européen sont peu protecteurs du bien‑être des poissons d’élevage : la densité et la qualité de l’eau ne sont pas strictement réglementées. Avec des concentrations de poissons aussi élevées, les besoins en eau et en énergie seraient par ailleurs colossaux et les rejets en effluents nauséabonds considérables, constituant ainsi une menace majeure pour l’environnement.
Concernant les besoins en énergie, à l’heure où la priorité devrait être la sobriété énergétique, toutes les pratiques consistant au renouvellement de l’eau (l’oxygénation, le maintien du pH de l’eau, les courants, la température, la luminosité, la salinité, le nettoyage des fèces et la distribution de l’alimentation) demandent de l’énergie 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La consommation électrique pour ce type d’installation peut aller jusqu’à environ 100 GWH/an , soit l’équivalent d’une ville de 39 215 habitants pour une production de 8 500 tonnes/an. Mais si l’on calcule la consommation de ces élevages s’ils atteignaient une capacité à 40 000 tonnes/an comme annoncé par Local Ocean, la consommation électrique serait de 531 GWh/an, soit l’équivalent d’une ville de plus de 208 000 habitants ! De plus, l’approvisionnement en eau douce prévu par les projets Local Ocean et Smart Salmon se ferait par désalinisation de l’eau de mer, une technique très coûteuse et énergivore, ce qui compromettrait la rentabilité des exploitations si elles ne prévoient des seuils de production assez élevés, encourageant ainsi la densification et l’entassement des salmonidés.
Concernant les besoins en eau, pour des objectifs de production assez semblables, les industriels annoncent des besoins en eaux qui interrogent en raison des écarts annoncés selon les projets en cours : pour le projet Local Ocean dans le Pas‑de‑Calais, l’exploitant annonce un besoin de 24 000 m³ de besoins en eau quotidiens, alors que le projet Pure Salmon en Gironde annonce lui un besoin de 7 000 m³, quand l’ancien projet de Smart Salmon (Côtes‑d’Armor) aujourd’hui abandonné nous annonçait une consommation de 600 m³. Qui croire ? Malgré la restitution de la grande majorité de l’eau pompée, le pompage en eau augmente la pression sur les ressources hydriques dans le contexte que nous connaissons où les sécheresses sont de plus en plus intenses et fréquentes. Le saumon commençant sa vie en eaux douces et la finissant en eaux salées, il a besoin des deux types d’eaux pour se développer en fonction de son stade de développement. Pour cela, les projets en RAS prévoient de prélever de l’eau directement depuis les bords de mers ou d’eau saumâtre pompée dans une nappe superficielle, ce qui est le cas du projet Pure Salmon en Gironde. Pour ce projet précis, les autorités locales en charge de la gestion de l’eau (commission locale de l’eau, Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau) ont identifié des risques liés au pompage de cet aquifère, notamment celui que le pompage provoque une fracturation de la couche séparant une nappe d’eau potable à celle contenant l’eau saumâtre, entraînant une salinisation de la première. Les autorités susmentionnées ont donc émis un avis défavorable au projet en l’absence de réponse de la part de l’exploitant sur ce point.
Enfin, pour assurer des conditions d’élevages dignes et respectueuses de la santé des consommateurs, le règlement UE 2018/848 interdit déjà le recours aux systèmes de recirculation en circuit fermé sur les productions aquacoles en bio. Il est donc opportun d’éviter que ce type d’élevage ne s’installe quand c’est encore possible.
Pour toutes ces raisons, et parce que les élevages des fermes aquacoles de saumons en RAS pourraient provoquer des dégâts irréversibles, il convient, en vertu du principe de précaution, d’instaurer un moratoire sur ces projets afin de déterminer quelles seraient les répercussions sur l’environnement et pour le marché de l’aquaculture française.
Par conséquent, cet amendement, inspiré de la proposition de loi de Damien Girard et Anne Stambach-Terrenoir, déposé par Damien Girard et soutenu par Benoît Biteau prévoit de mettre en place un moratoire sur les installations aquacoles destinées à la consommation qui réalisent la totalité du grossissement des saumons dans un système de recirculation à circuit fermé au moyen d’une fiscalité dissuasive à tout projet d’installation.
Dispositif : la modification proposée du texte
I. – Est instituée une contribution annuelle à la charge des installations d’élevages de saumons encadré par les articles L. 181‑1 à L. 181‑4 du code de l’environnement dont la totalité du grossissement est prévue dans des installations aquacoles à système de recirculation en circuit fermé.
II. – La contribution est assise sur le chiffre d’affaires moyen calculé sur les trois derniers chiffres d’affaires annuels en appliquant le taux de 95 %.
III. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret.
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Explication
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Votes par groupe
Chaque ligne reprend les députés membres du groupe le jour du vote et ce que chacun a fait ; la barre suit l’ordre des colonnes. Aucune position n’est attribuée au groupe en tant que tel.
- Pour, contre, abstention : le député a voté, et son nom figure sur la liste officielle correspondante du scrutin.
- Non-votant : le député figure sur la liste officielle de ceux qui ne pouvaient pas voter, avec la raison : président de l’Assemblée, président de séance, membre du Gouvernement.
- Sans position enregistrée : membre du groupe ce jour-là, mais sur aucune des quatre listes officielles. L’Assemblée ne publie pas de liste de présence : ce n’est ni un vote contre, ni une abstention, ni une absence démontrée.
- Députés du groupe : ceux qui appartenaient au groupe à la date du vote, d’après leurs appartenances datées, car un député peut changer de groupe, quitter l’Assemblée ou être remplacé. C’est la somme des cinq colonnes précédentes.
- Pour trier, cliquez sur un en-tête marqué ↕ ; un second clic inverse l’ordre.
| Groupe | Pour | Contre | Abstention | Non-votant | Sans position enregistrée | Députés du groupe |
|---|---|---|---|---|---|---|
| NI | 0 | 3 | 0 | 0 | 6 | 9 |
| UDDPLR | 0 | 7 | 0 | 0 | 9 | 16 |
| GDR | 2 | 0 | 0 | 0 | 15 | 17 |
| ECOS | 22 | 0 | 0 | 0 | 16 | 38 |
| LIOT | 0 | 3 | 0 | 0 | 19 | 22 |
| HOR | 0 | 14 | 0 | 0 | 20 | 34 |
| DEM | 0 | 6 | 0 | 0 | 30 | 36 |
| DR | 0 | 13 | 0 | 0 | 36 | 49 |
| LFI-NFP | 31 | 0 | 0 | 0 | 40 | 71 |
| SOC | 5 | 2 | 17 | 0 | 45 | 69 |
| RN | 0 | 71 | 1 | 0 | 51 | 123 |
| EPR | 0 | 37 | 0 | 1 | 53 | 91 |
Votes nominatifs
Pour (60)
- Ségolène Amiot LFI-NFP
- Pouria Amirshahi ECOS
- Raphaël Arnault LFI-NFP
- Christine Arrighi ECOS
- Lisa Belluco ECOS
- Christophe Bex LFI-NFP
- Carlos Martens Bilongo LFI-NFP
- Nicolas Bonnet ECOS
- Soumya Bourouaha GDR
- Colette Capdevielle SOC (par délégation)
- Aymeric Caron LFI-NFP (par délégation)
- Sylvain Carrière LFI-NFP
- Gabrielle Cathala LFI-NFP
- Bérenger Cernon LFI-NFP
- Alexis Corbière ECOS
- Jean-François Coulomme LFI-NFP
- Aly Diouara LFI-NFP
- Peio Dufau SOC
- Karen Erodi LFI-NFP
- Mathilde Feld LFI-NFP
- Emmanuel Fernandes LFI-NFP (par délégation)
- Sylvie Ferrer LFI-NFP
- Perceval Gaillard LFI-NFP
- Marie-Charlotte Garin ECOS
- Clémence Guetté LFI-NFP
- Steevy Gustave ECOS (par délégation)
- Catherine Hervieu ECOS
- Mathilde Hignet LFI-NFP (par délégation)
- Jérémie Iordanoff ECOS
- Chantal Jourdan SOC
- Andy Kerbrat LFI-NFP (par délégation)
- Tristan Lahais ECOS
- Maxime Laisney LFI-NFP
- Aurélien Le Coq LFI-NFP
- Arnaud Le Gall LFI-NFP (par délégation)
- Élise Leboucher LFI-NFP (par délégation)
- Sarah Legrain LFI-NFP (par délégation)
- Claire Lejeune LFI-NFP
- Emmanuel Maurel GDR
- Manon Meunier LFI-NFP
- Philippe Naillet SOC
- Julie Ozenne ECOS
- Marc Pena SOC
- Sébastien Peytavie ECOS (par délégation)
- René Pilato LFI-NFP
- Marie Pochon ECOS
- Jean-Claude Raux ECOS
- Sandra Regol ECOS (par délégation)
- Jean-Louis Roumégas ECOS
- Sandrine Rousseau ECOS
- Eva Sas ECOS
- Danielle Simonnet ECOS
- Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP
- Sophie Taillé-Polian ECOS
- Andrée Taurinya LFI-NFP
- Matthias Tavel LFI-NFP
- Boris Tavernier ECOS
- Aurélie Trouvé LFI-NFP
- Paul Vannier LFI-NFP
- Dominique Voynet ECOS
Contre (156)
- Alexandre Allegret-Pilot UDDPLR
- Maxime Amblard RN
- Bénédicte Auzanot RN
- Anchya Bamana RN
- Christophe Barthès RN
- Valérie Bazin-Malgras DR
- José Beaurain RN
- Béatrice Bellamy HOR
- Thierry Benoit HOR
- Christophe Bentz RN
- Théo Bernhardt RN
- Emmanuel Blairy RN
- Sophie Blanc RN
- Benoît Blanchard HOR
- Matthieu Bloch UDDPLR
- Frédéric Boccaletti RN
- Philippe Bonnecarrère NI
- Émilie Bonnivard DR (par délégation)
- Anthony Boulogne RN
- Manon Bouquin RN
- Jean-Luc Bourgeaux DR
- Bertrand Bouyx HOR (par délégation)
- Anthony Brosse EPR (par délégation)
- Danielle Brulebois EPR
- Joël Bruneau LIOT
- Stéphane Buchou EPR
- Jérôme Buisson RN
- Céline Calvez EPR
- Vincent Caure EPR
- Lionel Causse EPR
- Marc Chavent UDDPLR
- Roger Chudeau RN
- Nathalie Coggia EPR
- Nathalie Colin-Oesterlé HOR
- Caroline Colombier RN
- Mickaël Cosson DEM
- Nathalie Da Conceicao Carvalho RN (par délégation)
- Marie-Christine Dalloz DR
- Sandra Delannoy RN
- Julie Delpech EPR
- Edwige Diaz RN
- Benjamin Dirx EPR
- Sandrine Dogor-Such RN
- Nicolas Dragon RN
- Nicole Dubré-Chirat EPR
- Virginie Duby-Muller DR
- Lionel Duparay DR
- Stella Dupont NI (par délégation)
- Gaëtan Dussausaye RN
- Frédéric Falcon RN
- Olivier Fayssat UDDPLR
- Marc Ferracci EPR
- Guillaume Florquin RN
- Emmanuel Fouquart RN
- Alix Fruchon DR
- Bruno Fuchs DEM
- Jean-Luc Fugit EPR
- Julien Gabarron RN
- Stéphanie Galzy RN
- Anne Genetet EPR
- Christian Girard RN
- Olga Givernet EPR
- Antoine Golliot RN
- Philippe Gosselin DR
- Guillaume Gouffier Valente EPR
- Florence Goulet RN
- Perrine Goulet DEM
- Géraldine Grangier RN
- Monique Griseti RN
- Julien Guibert RN (par délégation)
- Jordan Guitton RN
- Félicie Gérard HOR
- Timothée Houssin RN
- Sébastien Humbert RN
- Laurent Jacobelli RN
- Alexis Jolly RN (par délégation)
- Tiffany Joncour RN
- Florence Joubert RN
- Philippe Juvin DR
- Guillaume Kasbarian EPR
- Loïc Kervran HOR
- Amélia Lakrafi EPR (par délégation)
- Thomas Lam HOR
- Hélène Laporte RN (par délégation)
- Robert Le Bourgeois RN
- Sandrine Le Feur EPR
- Corentin Le Fur DR
- Marine Le Pen RN
- Julie Lechanteux RN
- Gisèle Lelouis RN
- Bartolomé Lenoir UDDPLR
- Katiana Levavasseur RN (par délégation)
- Delphine Lingemann DEM
- Eric Liégeon DR
- Aurélien Lopez-Liguori RN
- Marie-France Lorho RN
- Philippe Lottiaux RN
- Emmanuel Mandon DEM
- Hanane Mansouri UDDPLR
- Claire Marais-Beuil RN
- Matthieu Marchio RN
- Bastien Marchive EPR
- Sandra Marsaud EPR
- Patrice Martin RN
- Michèle Martinez RN
- Denis Masséglia EPR
- Kévin Mauvieux RN
- Stéphane Mazars EPR
- Nicolas Meizonnet RN
- Nicolas Metzdorf EPR
- Éric Michoux UDDPLR
- Paul Midy EPR
- Laure Miller EPR
- Christophe Mongardien EPR
- Thibaut Monnier RN
- Jean Moulliere HOR
- Serge Muller RN
- Joëlle Mélin RN
- Sophie Panonacle EPR (par délégation)
- Sophie Pantel SOC
- Thierry Perez RN
- Kévin Pfeffer RN
- Béatrice Piron HOR
- Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR
- Natalia Pouzyreff EPR
- Julien Rancoule RN (par délégation)
- Isabelle Rauch HOR
- Nicolas Ray DR
- Matthias Renault RN
- Catherine Rimbert RN
- Joseph Rivière RN
- Charles Rodwell EPR
- Anne-Sophie Ronceret EPR
- Valérie Rossi SOC
- Béatrice Roullaud RN
- Jean-François Rousset EPR
- Alexandre Sabatou RN (par délégation)
- Laetitia Saint-Paul HOR
- Emeric Salmon RN
- Nicole Sanquer LIOT
- Charles Sitzenstuhl EPR
- Bertrand Sorre EPR
- Violette Spillebout EPR
- Jean-Philippe Tanguy RN
- Sabine Thillaye DEM
- Lionel Tivoli RN
- Romain Tonussi RN
- Antoine Vermorel DR (par délégation)
- Corinne Vignon EPR
- Anne-Cécile Violland HOR
- Lionel Vuibert NI
- Jean-Luc Warsmann LIOT
- Éric Woerth EPR (par délégation)
- Caroline Yadan EPR
- Marc de Fleurian RN
- Hervé de Lépinau RN
Abstention (18)
- Marie-José Allemand SOC
- Christian Baptiste SOC
- Fabrice Barusseau SOC
- Karim Benbrahim SOC
- Mickaël Bouloux SOC
- Iñaki Echaniz SOC
- Denis Fégné SOC
- Océane Godard SOC
- José Gonzalez RN
- Jérôme Guedj SOC (par délégation)
- Florence Herouin-Léautey SOC
- Laurent Lhardit SOC
- Christine Pirès Beaune SOC
- Pierre Pribetich SOC
- Christophe Proença SOC
- Fabrice Roussel SOC
- Sandrine Runel SOC (par délégation)
- Mélanie Thomin SOC
Non-votant (1)
- Yaël Braun-Pivet EPR (président de l’Assemblée)
Sans position enregistrée (340)
Députés en exercice le jour du vote qui ne figurent sur aucune liste. Cela ne signifie ni un vote contre, ni une abstention, ni une absence démontrée.
- Audrey Abadie-Amiel LIOT
- Nadège Abomangoli LFI-NFP
- Xavier Albertini HOR
- Laurent Alexandre LFI-NFP
- Henri Alfandari HOR
- Franck Allisio RN
- Charles Alloncle UDDPLR
- Gabriel Amard LFI-NFP
- Farida Amrani LFI-NFP
- Pieyre-Alexandre Anglade EPR
- Rodrigo Arenas LFI-NFP
- Antoine Armand EPR
- Gabriel Attal EPR
- Clémentine Autain ECOS
- Joël Aviragnet SOC
- Léa Balage El Mariky ECOS
- Erwan Balanant DEM
- Philippe Ballard RN
- Géraldine Bannier DEM
- Michel Barnier DR
- Jean-Pierre Bataille LIOT
- Delphine Batho ECOS
- Marie-Noëlle Battistel SOC
- Romain Baubry RN
- Laurent Baumel SOC
- Thibault Bazin DR
- Olivier Becht EPR
- Belkhir Belhaddad SOC
- Béatrice Bellay SOC
- Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP
- Karim Ben Cheikh ECOS
- Anne Bergantz DEM
- Jean-Didier Berger DR
- Ugo Bernalicis LFI-NFP
- Sylvain Berrios HOR
- Hervé Berville EPR
- Véronique Besse NI
- Guillaume Bigot RN
- Bruno Bilde RN
- Benoît Biteau ECOS
- Christophe Blanchet DEM
- Anne-Laure Blin DR
- Philippe Bolo DEM
- Manuel Bompard LFI-NFP
- Arnaud Bonnet ECOS
- Sylvie Bonnet DR
- Jean-Yves Bony DR
- Pascale Bordes RN
- Élisabeth Borne EPR
- Éric Bothorel EPR
- Ian Boucard DR
- Florent Boudié EPR
- Idir Boumertit LFI-NFP
- Jorys Bovet RN
- Louis Boyard LFI-NFP
- Jean-Michel Brard HOR
- Xavier Breton DR
- Hubert Brigand DR
- Blandine Brocard DEM
- Julien Brugerolles GDR
- Fabrice Brun DR
- Philippe Brun SOC
- Françoise Buffet EPR
- Édouard Bénard GDR
- Pierre-Yves Cadalen LFI-NFP
- Elie Califer SOC
- Pierre-Henri Carbonnel UDDPLR
- Michel Castellani LIOT
- Eddy Casterman RN
- Jean-Victor Castor GDR
- Thomas Cazenave EPR
- Jean-René Cazeneuve EPR
- Pierre Cazeneuve EPR
- François-Xavier Ceccoli DR
- Bernard Chaix UDDPLR
- Cyrielle Chatelain ECOS
- Yannick Chenevard EPR
- Sébastien Chenu RN
- Sophia Chikirou LFI-NFP
- Paul Christophe HOR
- Paul Christophle SOC
- Éric Ciotti UDDPLR
- Bruno Clavet RN
- Hadrien Clouet LFI-NFP
- Paul-André Colombani LIOT
- Éric Coquerel LFI-NFP
- Pierre Cordier DR
- François Cormier-Bouligeon EPR
- Josiane Corneloup DR
- Pierrick Courbon SOC
- Michel Criaud HOR
- Laurent Croizier DEM
- Christelle D'Intorni UDDPLR
- Geneviève Darrieussecq DEM
- Romain Daubié DEM
- Hendrik Davi ECOS
- Alain David SOC
- Arthur Delaporte SOC
- Stéphane Delautrette SOC
- Sébastien Delogu LFI-NFP
- Vincent Descoeur DR
- Jocelyn Dessigny RN
- Fabien Di Filippo DR
- Dieynaba Diop SOC
- Julien Dive DR
- Fanny Dombre Coste SOC
- Alexandre Dufosset RN
- Alma Dufour LFI-NFP
- Emmanuel Duplessy ECOS
- Aurélien Dutremble RN
- Christine Engrand NI
- Sophie Errante NI
- Romain Eskenazi SOC
- Auguste Evrard RN
- Philippe Fait HOR
- Olivier Falorni DEM
- Elsa Faucillon GDR
- Olivier Faure SOC
- Yannick Favennec-Bécot LIOT
- Marc Fesneau DEM
- Agnès Firmin Le Bodo HOR
- Jean-Marie Fiévet EPR
- Charles Fournier ECOS
- Thierry Frappé RN
- Martine Froger SOC
- Moerani Frébault EPR
- Camille Galliard-Minier EPR
- Guillaume Garot SOC
- Thomas Gassilloud EPR
- François Gernigon HOR
- Jonathan Gery RN
- Frank Giletti RN
- Yoann Gillet RN
- Damien Girard ECOS
- Julien Gokel SOC
- Pascale Got SOC
- Jean-Carles Grelier DEM
- Daniel Grenon NI
- Justine Gruet DR
- Emmanuel Grégoire SOC
- Olivia Grégoire EPR
- Michel Guiniot RN
- David Guiraud LFI-NFP
- Frantz Gumbs DEM
- David Habib LIOT
- Stéphane Hablot SOC
- Ayda Hadizadeh SOC
- Zahia Hamdane LFI-NFP
- Marine Hamelet RN
- Pierre Henriet HOR
- Michel Herbillon DR
- Céline Hervieu SOC
- Patrick Hetzel DR
- François Hollande SOC
- Sacha Houlié SOC
- Harold Huwart LIOT
- Sébastien Huyghe EPR
- Catherine Ibled EPR
- Cyrille Isaac-Sibille DEM
- Jean-Michel Jacques EPR
- Pascal Jenft RN
- François Jolivet HOR
- Sylvie Josserand RN
- Sandrine Josso DEM
- Émeline K/Bidi GDR
- Marietta Karamanli SOC
- Fatiha Keloua Hachi SOC
- Brigitte Klinkert EPR
- Daniel Labaronne EPR
- Bastien Lachaud LFI-NFP
- Julie Laernoes ECOS
- Abdelkader Lahmar LFI-NFP
- Sandrine Lalanne EPR
- Benoît Larrouquis EPR
- Philippe Latombe DEM
- Michel Lauzzana EPR
- Laure Lavalette RN
- Didier Le Gac EPR
- Constance Le Grip EPR
- Annaïg Le Meur EPR
- Christine Le Nabour EPR
- Nicole Le Peih EPR
- Marie Lebec EPR
- Karine Lebon GDR
- Pascal Lecamp DEM
- Nadine Lechon RN
- Jean-Paul Lecoq GDR
- Vincent Ledoux EPR
- Jérôme Legavre LFI-NFP
- Didier Lemaire HOR
- Stéphane Lenormand LIOT
- Guillaume Lepers DR
- Murielle Lepvraud LFI-NFP
- Gérard Leseul SOC
- Julien Limongi RN
- René Lioret RN
- Brigitte Liso EPR
- Christine Loir RN
- Alexandre Loubet RN
- Véronique Louwagie DR
- Benjamin Lucas-Lundy ECOS
- Antoine Léaument LFI-NFP
- Valérie Létard LIOT
- David Magnier RN
- Lise Magnier HOR
- Sylvain Maillard EPR
- Frédéric Maillot GDR
- Laurent Marcangeli HOR
- Christophe Marion EPR
- Pascal Markowsky RN
- Élisa Martin LFI-NFP
- Alexandra Martin (Alpes-Maritimes) DR
- Éric Martineau DEM
- Alexandra Masson RN
- Bryan Masson RN
- Max Mathiasin LIOT
- Jean-Paul Mattei DEM
- Damien Maudet LFI-NFP
- Marianne Maximi LFI-NFP
- Laurent Mazaury LIOT
- Graziella Melchior EPR
- Ludovic Mendes EPR
- Estelle Mercier SOC
- Marie Mesmeur LFI-NFP
- Sophie Mette DEM
- Frédérique Meunier DR
- Pierre Meurin RN
- Maxime Michelet UDDPLR
- Christelle Minard DR
- Joséphine Missoffe EPR
- Paul Molac LIOT
- Yannick Monnet GDR
- Louise Morel DEM
- Yaël Ménaché RN
- Thomas Ménagé RN
- Marcellin Nadeau GDR
- Christophe Naegelen LIOT
- Yannick Neuder DR
- Jean-Philippe Nilor LFI-NFP
- Sandrine Nosbé LFI-NFP
- Jérôme Nury DR
- Jacques Oberti SOC
- Danièle Obono LFI-NFP
- Julien Odoul RN
- Karl Olive EPR
- Hubert Ott DEM
- Nathalie Oziol LFI-NFP
- Didier Padey DEM
- Jimmy Pahun DEM
- Agnès Pannier-Runacher EPR
- Astrid Panosyan-Bouvet EPR
- Mathilde Panot LFI-NFP
- Caroline Parmentier RN
- Jérémie Patrier-Leitus HOR
- Éric Pauget DR
- Frédéric Petit DEM
- Maud Petit DEM
- Stéphane Peu GDR
- Anna Pic SOC
- François Piquemal LFI-NFP
- Christophe Plassard HOR
- Lisette Pollet RN
- Jean-François Portarrieu HOR
- Thomas Portes LFI-NFP
- Alexandre Portier DR
- Dominique Potier SOC
- Josy Poueyto DEM
- Aurélien Pradié NI
- Loïc Prud'homme LFI-NFP
- Stéphane Rambaud RN
- Richard Ramos DEM
- Angélique Ranc RN
- Jean-Hugues Ratenon LFI-NFP
- Mereana Reid Arbelot GDR
- Sophie Ricourt Vaginay UDDPLR
- Franck Riester EPR
- Davy Rimane GDR
- Véronique Riotton EPR
- Marie-Pierre Rixain EPR
- Laurence Robert-Dehault RN
- Vincent Rolland DR
- Xavier Roseren HOR
- Claudia Rouaux SOC
- Aurélien Rousseau SOC
- Sophie-Laurence Roy RN
- François Ruffin ECOS
- Marie Récalde SOC
- Anaïs Sabatini RN
- Arnaud Saint-Martin LFI-NFP
- Sébastien Saint-Pasteur SOC
- Aurélien Saintoul LFI-NFP
- Nicolas Sansu GDR
- Isabelle Santiago SOC
- Hervé Saulignac SOC
- Raphaël Schellenberger NI
- Philippe Schreck RN
- Sabrina Sebaihi ECOS
- Mikaele Seo EPR
- Olivier Serva LIOT
- Anne Sicard RN
- Arnaud Simion SOC
- Thierry Sother SOC
- Ersilia Soudais LFI-NFP
- Michèle Tabarot DR
- Aurélien Taché LFI-NFP
- Emmanuel Taché RN
- Jean-Pierre Taite DR
- Liliana Tanguy EPR
- David Taupiac LIOT
- Michaël Taverne RN
- Jean Terlier EPR
- Thierry Tesson RN
- Prisca Thevenot EPR
- Nicolas Thierry ECOS
- Céline Thiébault-Martinez SOC
- Vincent Thiébaut HOR
- Jean-Louis Thiériot DR
- Emmanuel Tjibaou GDR
- Stéphane Travert EPR
- Nicolas Tryzna DR
- Vincent Trébuchet UDDPLR
- Nicolas Turquois DEM
- Boris Vallaud SOC
- Frédéric Valletoux HOR
- Gérault Verny UDDPLR
- Roger Vicot SOC
- Annie Vidal EPR
- Jean-Pierre Vigier DR
- Philippe Vigier DEM
- Antoine Villedieu RN
- Stéphane Viry LIOT
- Frédéric-Pierre Vos RN
- Laurent Wauquiez DR
- Frédéric Weber RN
- Christopher Weissberg EPR
- Jiovanny William SOC
- Estelle Youssouffa LIOT
- Charles de Courson LIOT
- Élisabeth de Maistre DR
- Constance de Pélichy LIOT